Kitsune Aiki Dojo

L’aikido dans le Conflent








La légende du kitsune


Kitsune 狐 est le mot japonais pour renard.
Les renards sont un sujet courant du folklore japonais. Les histoires les présentes comme des êtres intelligents qui possèdent des pouvoirs magiques dont la puissance croit avec l’âge et la sagesse. Parmi ceux-là il y a le pouvoir de prendre une forme humaine. Alors que des contes folkloriques parlent des renards qui emploient leurs pouvoirs pour piéger les autres – comme les renards le font dans de nombreux folklores – d’autres les peignent comme des gardiens fidèles, des amis, des amants et des épouses.


Les renards et les êtres humains vivaient de façon très proche dans le Japon ancien ; cette relation de proximité a donné naissance à de nombreuses légendes à propos de ces créatures. Les renards sont devenus indissociables d’Inari, un dieu/esprit shinto, ils sont en fait ses messagers et serviteurs. Ce rôle a renforcé l’idée surnaturelle des renards. Plus les renards possèdent de queues – ils peuvent en avoir jusqu’à neuf – plus ils sont vieux, sages, et puissants. A cause de leur puissance et de leur influence, des gens leur font des offrandes comme à une divinité.
Origines
Il y a un grand débat sur le fait que le mythe des renards soit entièrement issu de sources étrangères ou qu’il y ait une part indigène datant du 5e siècle avant Jésus-Christ. Il est largement accepté que de nombreux mythes sur les renards viennent de Chine, de Corée ou d’Inde. Beaucoup, parmi les plus anciennes histoires qui ont perduré jusqu’à maintenant, sont enregistrées dans le Konjaku Monogatar 今昔物語集, (anthologie des contes du passé, la collection comprend à la base 31 volumes, mais à l’heure actuelle il n’en reste que 28), une collection de récits chinois, indiens et japonais datant du 11e siècle. Des contes folkloriques chinois racontent l’histoire d’esprits renard semblable au kitsune qui peuvent avoir jusque neuf queues.
Par contraste, l’expert en folklore japonais Kiyoshi Nozaki prétend que les Japonais ont commencé à avoir ses sentiments positifs vis-à-vis de kitsune dès le 4e siècle après J.C ; les seules choses importées de Chine et de Corée sont les attributs négatifs de kitsune. Il établit que, selon le livre de contes du 16e siècle appelé Nihon Ryakki(日本略記, bref récit du Japon), les renards et les êtres humains vivaient à proximité les uns des autres dans le Japon ancien, et il explique que les légendes indigènes à propos de ces créatures sont nées à cause de cette relation de proximité. L’universitaire Karen Smyers préparant une thèse sur Inari, note que l’idée du renard comme séducteur et la connexion des mythes des renards avec le bouddhisme ont été introduits dans le folklore japonais à travers des histoires chinoises similaires, mais elle maintient que quelques unes des histoires à propos des renards contiennent des éléments uniques au Japon.
Le Japon est la maison de deux espèces de renard rouge : Vulpes vulpes schrencki (renard de la région d’Hokkaido) et Vulpes vulpes japonica (renard du Japon)
Etymologie
L’étymologie complète est inconnue. L’usage connu du mot le plus ancien est dans le texte Shin’yaku Kegonkyô Ongi Shiki (新訳華厳経音義私記) datant de 794.
D’autres sources anciennes incluent le Nihon Ryôiki (nom d’origine nihonkoku genpo zen’aku ryoiki, 日本国現報善悪霊異記, 810-824) et Wamyô Ruijushô (倭名類聚抄, c. 934, dictionnaire japonais des caractères chinois). ces autres sources anciennes sont écrites en Man’yôgana (万葉仮名, l’écriture japonaise en caractère chinois à l’origine avant l’arrivée des hiragana) qui identifie clairement l’orthographe comme étant kit-une. Suivant de nombreux changement diachroniques de la phonétique, ça deviendra kitsune. De nombreuses explications etymologiques ont été faites ; malgré tout, il n’y a pas d’accord général.
* Le Myôgoki (1268) suggère que c’est appelé ainsi car c’est « toujours (tsune) jaune (ki) ».
* Durant la période Kamakura, le Mizukagami (水鏡, littéralement contes historiques japonais) indique que cela signifie « est venu (ki) [particule tsu perfective] au lit (ne) » à cause d’une légende qui raconte qu’un kitsune aurait changé de forme pour devenir l’épouse d’un homme et donner naissance à ses enfants.
* Arai Hakuseki dans le Tôga (1717, 東雅) suggère que « ki » signifie puanteur », « tsu » est une particule possessive, et « ne » est relatif à « inu », le mot pour « chien ».
* Tanikawa Kotosuga dans le Wakun no Shiori (1777-1887, 和訓栞) suggère que ki signifie « jaune », « tsu » est une particule possessive, et « ne » est relatif à neko, le mot pour chat.
* ôtsuki Fumihiko dans le Daigenkai (1932-1935, 大言海 littéralement « la grande mer des mots ») propose que « kitsu » est l’onomatopée du bruit que fait l’animal, et « ne » est un suffixe honorifique exprimant l’idée de serviteur du temple d’Inari.
 Selon Nozaki, le mot « kitsune » est à l’origine une onomatopée.
« Kitsu » représente le glapissement du renard et est devenu le mot général pour renard. « Ne » est une expression donnant un sens affectueux, que Nozaki présente comme une preuve supplémentaire de l’origine non-importée des renards bienveillants dans les traditions du folklore japonais. Kitsu est maintenant archaïque ; dans le japonais moderne le glapissement d’un renard est retranscrit par kon kon (こんこん) ou gon gon (ごんごん). A l’inverse de la plupart des contes sur les kitsune qui se transforment en humaine pour se marier à un humain mâle, ce conte suivant ne se termine pas tragiquement : « Ono, un habitant de Mino (selon une légende japonaise de 545 après J.C), traverse les saisons à rechercher son idéal de la beauté féminine. Il en rencontre une. Alors, une nuit, dans la vaste lande il se marie avec elle. Simultanément avec la naissance de leur fils, Le chien d’Ono que ce dernier avait eu chiot, devint de plus en plus hostile à la femme des landes au fur et à mesure qu’il grandissait. Elle pria alors son mari de tuer le chien, mais il refusa. Finalement, un jour, le chien l’attaqua si furieusement qu’elle perdit courage et retrouva sa véritable forme de renard et bondit par-dessus la clôture et s’enfuit. « Tu es peut-être un renard », Ono lui cria, « mais tu es la mère de mes enfants, et je t’aime. Revient quand il te plaira, tu seras toujours la bienvenue. »
 Dès lors, toutes les nuit elle revient et s’endort dans les bras de son mari.
 Parce que le renard retourne auprès de son mari chaque nuit sous la forme d’une femme et part chaque matin sous la forme d’un renard, elle est appelée kitsune. En japonais classique, kitsu-ne signifie « revient et dort », et « ki-tsune » signifie « revient toujours »
Caractéritiques
Les kitsune sont connus pour posséder une intelligence supérieure, une longue vie et des pouvoirs magiques. Ils sont un type de yôkai, ou d’entité spirituelle, et le mot kitsune est souvent traduit par « esprit renard ». Quoi qu’il en soit, ça ne veut pas dire que les kitsune sont des fantômes, ni qu’ils sont fondamentalement différents des renards courants. Parce que le mot « esprit » est utilisé pour refléter un état de connaissances ou d’illumination, tous les renards qui vivent vieux gagnent des pouvoirs surnaturels.
 
Il y a deux types courants de classification de kitsune. Les Myôbu (命婦)sont les bienveillants, renards célestes associés à Inari ; ils sont simplement appelés parfois renards d’Inari. Et de l’autre côté il y les sauvages Nogitsune (野狐, littéralement renard des champs) qui tendent à être malicieux ou même malveillants.
Des traditions locales ajoutent d’autres types. Par exemple, le ninko est un esprit renard invisible que les êtres humains peuvent apercevoir seulement quand ils les possèdent. Une autre tradition classifie les kitsune dans un des 13 types définit par quel pouvoir surnaturel le kitsune possède. Physiquement, les kitsune sont réputés pour avoir jusqu’à neuf queues. Généralement, un grand nombre de queues indique un vieux et puissant renard ; en fait, des contes folkloriques disent qu’il pousse une queue supplémentaire à un renard quand il a vécu 1000 ans. Un, cinq, sept et neuf queues sont les nombres habituels de queues dans les histoires folkloriques. Quand un kitsune gagne sa neuvième queue, sa fourrure devient blanche et or. Ces kyûbi no kitsune (renard à neuf queues) gagnent le pouvoir de voir et entendre tout ce qui arrive partout dans le monde. D’autres contes leur attribue l’infinie sagesse (omniscience). Un kitsune peut prendre une forme humaine, un pouvoir qu’il apprend quand il atteint un certain âge – habituellement 100 ans, bien que certains contes donnent 50 ans. Comme pré-requis pour la transformation, le renard doit placer un roseau, une grande feuille ou un crâne sur sa tête. La plupart des formes prises par les kitsune sont en général de belles femmes, de jeunes filles ou des hommes âgés. Ces formes ne sont pas limitées par l’âge du renard ou son sexe, et un kitsune peut prendre l’apparence d’une personne spécifique. Une croyance populaire au Japon médiéval était que toute femme seule rencontrée spécialement la nuit, au crépuscule ou dans la pénombre pouvait être un renard. Dans certaines histoires, les kitsune ont des difficultés à cacher leur queue quand ils prennent une apparence humaine ; chercher la queue, peut-être que lorsque le renard est saoul ou ne fait pas attention, est une méthode habituelle pour discerner la vraie nature de la créature. Des variantes sur ce thème font que les kitsune n’arrivent pas à cacher certains de leurs traits de renard ; comme une couche de poils, une ombre en forme de renard ou l’image par réflexion montrant la véritable forme. kitsune-gao ou tête de renard se réfère aux femmes qui ont un visage fin avec des yeux rapprochés, des sourcils fins et des pommettes hautes. Traditionnellement, cette structure de visage est considéré comme attirant et certains contes décrivent les renards sous une forme humaine ainsi. Les kitsune ont une peur et une haine des chiens irraisonnée, même sous une forme humaine, et certains deviennent tellement nerveux en présence de chiens qu’ils reprennent leur apparence initiale et se sauvent. un individu dévot est capable de voir à travers le déguisement d’un renard immédiatement. Une histoire folklorique illustrant ces imperfections dans la forme humaine d’un kitsune concerne Koan, une personne historique connue pour sa sagesse et ses pouvoirs de divination. Selon l’histoire, il se trouvait à la maison d’un de ses dévot quand il retira précipitamment son pied de l’eau du bain parce que l’eau était devenue trop chaude. Alors, dans sa douleur, il sortit nu de la salle de bain. Quand les gens de la maisonnée le virent, ils furent estomaqués de voir que Koan avait une fourrure qui lui couvrait la plus grande partie du corps, et qu’elle avait une queue de renard. Alors Koan se transforma devant eux, et devenant un renard, elle s’enfuit. D’autres pouvoirs surnaturels, communément attribués au kitsune, sont entre autre la possession, la bouche ou la queue qui projette du feu ou des éclairs (connu sous le nom de kitsune-bi, littéralement renard de feu), manifestation intentionnelle dans les rêves des autres, vol, invisibilité, et la création d’illusion si élaborées qu’il est impossible de faire la différence avec la réalité. Certains contes racontent l’histoire de kitsune ayant des pouvoirs bien plus grand, pouvant plier le temps et l’espace, rendant les gens fous, ou pouvant pendre des formes fantastiques, comme celle d’un arbre d’une taille inimaginable ou d’une seconde lune dans le ciel. D’autres kitsune ont les caractéristiques réminiscences de vampires ou de diablesse et se nourrissent de la vie ou de l’esprit des êtres humains, généralement durant un contact sexuel.
Hoshinotama
Les représentation des kitsune ou de leurs victimes possédées, peut montrer des balles blanches rondes ou en forme d’oignons connu sous le nom de hoshi no tama (balles des étoiles). Les contes les décrivent comme rayonnant avec des kitsune-bi (ou renard de feu). Certaines histoires les identifient comme des perles ou des joyaux magiques. Quand ils ne sont pas sous forme humaine ou qu’ils ne possèdent pas un humain, un kitsune garde la balle dans sa gueule ou le porte sur sa queue. Les joyaux sont un symbol courant d’Inari, et une représentation des renards sacrés d’Inari sans ces bijoux est rare.
 
Une croyance est que lorsqu’un kitsune change de forme, son hoshi no tama porte une partie de son pouvoir magique. une autre croyance est que la perle représente l’âme du kitsune ; le kitsune mourra s’il est séparé d’elle trop longtemps. Ceux qui arrive à obtenir la balle peuvent obtenir des kitsune une promesse d’aide en échange de sa restitution.
 
Par exemple une conte du 12e siècle décrit un homme utilisant la hoshi no tama d’une renarde pour obtenir une faveur : « Montre toi ! » gémit le renard, « Rends moi ma balle ». Mais l’homme ignora sa supplique jusqu’à ce que le renard lui dit en sanglotant « D’accord tu as la balle, mais tu ne sais pas comment la conserver. ça ne te sera d’aucune utilité. Mais pour moi c’est une terrible perte. Je te le dis, si tu ne me la rends pas, je sais ton ennemi juré à vie. Mais si tu me la rends, je te suivrai comme un dieu protecteur » Le renard sauvera sa vie plus tard en le guidant à travers une bande de bandits armés.
Serviteurs de Inari
Les kitsune sont associés avec Inari, la déité shinto du riz. Cette association renforce la signification surnaturelle du renard. A l’origine, les kitsune étaient les messagers d’Inari, mais la ligne entre les deux est si floue que Inari lui-même peut-être représenté comme un renard. De ce fait, des églises entières sont dédiées aux kitsune, où les dévots peuvent apporter des offrandes. Les esprits renards, sont particulièrement attirés par des tranches de tofu grillées appelé aburage, qui sont retrouvés dans les kitsune udon et kitsune soba. Similairement, Inari-zushi est un type de sushi nommé ainsi pour Inari qui consiste en des petits sacs de riz rempli de tofu grillé. Il y a des spéculations parmi les experts en folklore japonais sur le fait qu’il ait existé une autre divinité shinto renard dans le passé ou non. Les renards ont longtemps été vénérés comme des kami.
kitsune blanc à 3 queues
Les renards d’Inari sont blanc, la couleur du bon présage. Ils possèdent le pouvoir d’écarter le mal, et parfois ils servent d’esprits gardiens. En plus de protéger les temples d’Inari, ils sont mandatés pour intervenir au nom des instances locales et particulièrement pour aller au secours des victimes des pénibles nogitsune. Les renards noirs et les renards à neuf queues sont également considérés comme de bon présages.
 
Selon une croyance dérivée du fusui (feng shui, chinois traditionel : 風水 ; chinois simplifié : 风水 ; pinyin : fēng shŭi ) les pouvoirs des renards sur le mal est tel qu’une simple statue de renard peut dissiper la mauvaise énergie (kimon, 鬼門, porte du démon) ou l’énergie qui coule du nord-est. Plusieurs temples d’Inari, comme le très célèbre temple Fushimi Inari à Kyoto, qui comprend ce genre de statues, et parfois en grand nombre. Les Kitsune sont liés au bouddhisme à travers le dakiniten (Tibetain : khandro), une déesse dont l’aspect fusionne avec celle d’une femme Inari. Daikiniten est décrite comme une femme boddhisattva portant une épée et chevauchant un renard blanc.
Arnaqueurs
statue de kitsune dans les temple de o-inari-sama Les kitsune sont souvent représentés comme des arnaqueurs, avec comme une motivation variant du la malice à la malveillance. Les histoires parlent souvent de kitsune faisant de mauvais tour aux fiers samurais, aux marchands avides, au roturier vantard, alors que les plus cruels abusent des pauvres vendeurs ou des pauvres paysans et des moines bouddhistes. Leurs victimes sont généralement des hommes, au contraire des femmes qui sont possédées. Par exemple, les kitsune sont connus pour employer leur kitsune-bi pour conduire les voyageurs directement dans les griffes des feux follets (dans les folklores, le feu follet est un yôkai). Une autre tactique des kitsune pour désorienter leur cible est d’utiliser des illusions, des visions. d’autres buts courants de ces kitsune arnaqueurs incluent la séduction, le vol de nourriture, l’humiliation ou la vengeance pour un affront insignifiant.
 
Un jeu traditionnel est appelé kitsune-ken (fox-poing) offre les pouvoirs des renards aux êtres humains. Le jeu est similaire à caillou, papier, ciseau, mais les trois positions de main signifient renard, chasseur et chef de village. Le chef de village bat le chasseur qu’il engage ; le chasseur bat le renard qu’il tire et le renard bat le chef de village qu’il ensorcelle. Ce portrait ambiguë couplé à la réputation des renards d’être revanchards, a conduit les gens à découvrir les troublantes facettes des renards.
C’est le cas pour Toyotomi Hideyoshi, un chef de clan très célèbre, lorsqu’il écrivit une lettre au dieu Inari : « A Inari Daimyojin, Mon seigneur j’ai l’honneur de vous informer que l’un de vos renards sous votre juridiction a ensorcelé une de mes servantes lui causant à elle et à d’autres de gros ennuis. Je dois solliciter de vous que vous fassiez une enquête à ce propos, et un effort pour trouver la raison au mauvais comportement de votre sujet, et de me rendre compte du résultat. S’il advient que le renard n’a pas de bonnes raisons à donner pour son comportement, vous devez l’arrêter et le punir immédiatement. Si vous hésitez à agir en conséquent, je serais dans l’obligation d’ordonner l’élimination de tous les renards du pays. Pour tout autre renseignement que vous voudrez pour être informé en référence à ce qui s’est passé, vous pourrez l’apprendre par l’intermédiaire du grand prêtre de Yoshida. »
 
Les kitsune tiennent toujours leurs promesses et s’efforcent de payer leurs dettes. Occasionnellement un kitsune s’attache à une personne ou une maisonnée, où ils peuvent causer toute sorte de bêtises. Dans une histoire datant du 12e siècle, seul la menace du chef de famille d’exterminer tous les renards les a convaincu de bien se comporter. La patriarche des kitsune apparaît dans le rêve de l’homme :
« Mon père vivait ici avant moi monsieur, et maintenant j’ai de nombreux enfants et petits enfants. Ils se sont impliqués dans de nombreuses bêtises, j’en ai peur et je suis toujours après eux pour les arrêter, mais ils n’écoutent jamais.
Et maintenant monsieur, je comprends que vous soyiez fatigué de nous. Je suppose que vous allez tous nous tuer. Mais je veux juste que vous sachiez à quel point je suis désolé que ce soit notre dernier soir de vie. Pourrez vous nous pardonner encore une fois ? Si jamais nous causons des ennuis encore une fois, alors vous agirez comme bon vous semble. Mais les jeunes, monsieur, je suis sûr qu’ils comprendront quand je leur expliquerais la raison de votre courroux. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour vous protéger à partir de maintenant, si seulement vous daigniez nous pardonner, et nous vous préviendrons assurément lorsque tout ce qui n’est pas bien sera sur le point d’arriver.« 
 
D’autres kitsune utilisent leur magie pour le bénéfice de leurs compagnons ou hôte aussi longtemps que les êtres humains les traitent avec respect. Comme les yôkai, les kitsune ne partagent pas la même mortalité que les humains, et un kitsune qui a adopté de cette manière peut par exemple, apporter à ses hôte de l’argent ou des biens qu’il a été voler chez les voisins.
Et de ce fait les maisons soupçonnées d’héberger un kitsune sont traitées avec suspicion. Bizarrement, les familles de samurais sont souvent réputées pour partager des arrangements similaires avec les kitsune, mais ces renards sont considérés comme myôbu et l’usage de leur magie un signe de prestige. Les maisons abandonnées étaient couramment hantée par des kitsune. Une histoire du 12e sièce raconte qu’un ministre qui a déménagé dans une vieille maison a découvert une famille de renards vivant là. Ils ont tout d’abord essayé de l’effrayer pour qu’il quitte la maison, puis on clamés que la maison » a toujours été la leur depuis des années et qu’ils souhaitent manifester une vive protestation ». L’homme refusa et les renards durent se résigner à partir et abandonner cette maison pour un autre endroit dans les environs.
Les contes distinguent les dons des kitsune des paiements des kitsune. Si un kitsune offre un paiement ou une récompense, cela inclu argent ou bien matériel, un part de tout ou la somme de tout cela consiste en vieux papiers, feuilles d’arbre, cailloux ou objets sans valeur similaires sous le charme d’une illusion. Les vrais dons des kitsune sont habituellement intangibles comme une protection, la connaissance ou une longue vie.
Dans la fiction
Coulé dans le folklore japonais pour ce qu’ils sont, les kitsune apparaissent dans de nombreux ouvrages et produits artistiques. Pièce de Noh, kyogen, bunraku, et kabuki dérivés des contes folkloriques parlent d’eux, comme le font les les arts contemporains que sont les anime, manga (naruto, zorori, …) et jeux vidéos (ôkami, tails le renard à deux queues de sonic). On retrouve des kitsune dans le film des studios ghibli Hesei tanuki gassen Pompoko au côté des tanuki eux-aussi classés parmis les yôkai et dotés de pouvoirs surnaturels. Les auteurs occidentaux de fiction commencent à utiliser des légendes sur les kitsune. Bien que ces portraits varient considérablement, les kitsune sont en général dépeints en concordance avec des histoires folkloriques, comme sage, astucieux et puissants êtres.
Kuzunoha, la mère d’Abe no Seimei, est un caractère très connu de la culture japonaise théâtrale. Elle figure dans le bunraku en 5 parties et dans la pièce kabuki Ashiya Dôman ôuchi Kagami (Le miroir de Ashiya Dôman et ôuchi). La 4e partie de Kuzunoha ou le renard des bois Shinoda, est souvent joué indépendamment des autres scènes et raconte la découverte de la nature de kitsune de Kuzunoha et sa fuite lorsqu’elle quitta époux et enfant.
 
Tamamo-no-Mae est le sujet du drame No : sesshoseki (la pierre tueuse) et d’une pièce de kabuki et une pièce kyogen appelé Tamamonomae (la belle sorcière renard). Tamamo-no-Mae a commit d’horrible méfaits en Inde, Chine et Japon mais est découverte et meurt. Son esprit est transformé en un « pière tueuse » d’où est tiré le nom de la pièce de noh. Elle se rachète finalement auprès du prêtre bouddhiste Gennô.
 
Genkurô est un kitsune reconnu pour sa piété filiale. Dans le drame bunraku et kabuki Yoshitsune Sembon Zakura (Yoshitsune et les 1000 cerisiers), l’amoureuse de Yoshitsune, Lady Shizuka, porte une tambourin fait à partir de la peau des parents de Genkurô. Le renard prend forme humaine et devient son serviteur, Satô Tadanobu, mais son identité est révélée. Le kitsune explique qu’il a entendu la voix de ses parents quand le tambourin est frappé. Yoshitsune et Shizuka lui donnent le tambour, et en remerciement Genkurô offre à Yoshitsune une protection magique.
Tiré du site : http://www.shinryu.fr/494-kitsune.html








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